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Page 5 - journal et pensées

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Toi


Elle s'élève, fragile, au cœur des terres, telle une reine, au parfum divin.
Ses pétales veloutés, secrets de douceur, renferment l'éclat d'un monde en couleur.
 
Mais garde-toi bien de trop l'approcher, ses épines sont là, pour la protéger
Un doux rappel, un murmure délicat, que la beauté parfois s'accompagne parfois du péril.
 
Chaque rose porte en elle un combat, des jours de lumière et des nuits en fracas. Ses épines, ses armes, contre vents et marées, protègent son essence de se laisser briser.
 
Ainsi va la vie, dans sa dualité, entre joie et douleur, entre paix et fierté. Car si la rose blesse, elle sait aussi guérir, et dans ses parfums, le cœur peut s’épanouir.
 
Toi aussi, tu te dresses fière, fragile et forte à la fois, tu embrasses tes choix, tel un souffle, un vent qui danse sur le fil de ta vie, comme la rose en ses saisons.
 
Tu connais l’éclat, l’abandon, le rejet, même fanée, la rose demeure, gardienne fidèle d’un doux éclat.
 
Toi aussi, comme la rose, tu es beauté et métamorphose.
 
Dans chacun de tes pas, dans chacun de tes gestes, tu inspires un souffle doux, un avenir.
 
Toute ta beauté réside en ton histoire, chaque cicatrice, chaque empreinte ancienne, racontent ta vie, un espoir, et d’un geste doux, tu ranimes les âmes, dans silence, là où la lumière bat, chaque soin devient une flamme.
 
Tu captes l’énergie, l’invisible murmure, transformant l’obscur en un matin serein, L’éclat de ton âme est une armure, pour ceux qui vacillent sur leurs chemins.




Mélancolie


Mon âme, comme une flamme vacillante,
S'étouffe sous le poids de la tristesse.
La mélancolie tisse autour d'elle un voile,
Opaque, dense, une sensation immatérielle.
 
Chaque souffle est une lutte silencieuse,
Un cri étouffé dans mon cœur balafré.
Les couleurs du monde, jadis éclatantes,
S'effacent, s'éteignent, deviennent cendres.
 
Mon âme, fragile, oppressée, se débat dans l'ombre glacée.
Elle cherche l'air, un souffle clair, un espace d'espoir dans l'univers.
 
Je refuse l'extinction, je m’accroche encore, à l'infime lumière qui vacille.
 
Chaque souffle que je prends est un serment de vie, un râle discret.
 
Si je respire, c'est dire : je tiens encore, face aux vents contraires, et dans ce frisson qu'offre l'air inspiré, naît le courage pour affronter ma tristesse.
 
Et dans ce souffle qui refuse de faillir, se grave le choix de renaître, de se relever.
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